vendredi 8 juillet 2011

La presse change son avis

Lors du lancement de la moto, la presse était euphorique. Après quelques mois, le ton change et la critique ose enfin se dévoiler.


Moto Magazine - juillet 2001

Alors pour le rêve ... prière de voir du côté de la BMW K1600GTL et plus précisément vers la salle des machines. Un six-cylindres en ligne, symbole de puissance, de technique maîtrisée et annonciateur de performances hors du commun. Dommage cependant que chez BMW, on n'ait pas trop soigné le style. La K16 ressemble à une GT, rien de plus. Nonobstant, question équipement, on affiche complet, sans pour autant trop piocher dans les options. Un bon point.


Tranquillité par ailleures mise à mal sur la BMW, qui l'eût cru? Aec sa selle de série ultra-basse, les jambes sont trop repliées et les reposes-pieds sont trop avancées. Au bout de deux heures de roulage, on a mal aux guiboles. La protection est aussi à revoir: les rétros à branches, non intégrés au carénage, laissent filer le flux d'air sur les bras et les épaules. Pas cool. De plus, le système audio n'est pas top, manquant de puissance aux vitesses autoroutières. Reste le son du six en ligne, une vrai mélodie.

La K16 avec son train avant Duolever, sa suspension ESA en mode sport et son freinage couplé met au pas la concurrence! Vive, précise, la BMW se rapproche presque d'un bon roadster en dynamique malgré le poids. On est très loin du comportement normalement de mise pour une GT de 350kg.

Le six en ligne nous a donné beaucoup de plaisir. Quelle souplesse! Il reprend sous les 2000 tours en 6è, pousse franchement dès les plus bas régimes, monte dans les tours avec allégresse, le tout dans une sonorité à la noblesse inégalée! Dommage que cette mécanique d'exception soit aussi mal servie par une transmission pleine de défauts: à-coups bruyants et secs, boîte de vitesse lente et sonore. Le plaisir de rouler en est vraiment entaché.

La BMW, sérieuse, mais aux prestations d'ensemble en deçà de ce à quoi on s'attendait. Position de conduite (GTL) étriquée, protection perfectible, mais surtout transmission indigne du statut premium de la moto.

Moto magazine persiste avec le numéro de novembre 2011.
"reste le cas BMW, de loin la plus statutaire, la mieux équipée et la plus moderne techniquement parlant. Moteur , suspensions, châssis et électronique embarquée renvoient la concurrence au siècle dernier, mais ... la K1600GT n'est pas assez aboutie à nos yeux. Avec sa transmission indigne, sa consommation d'huile anormale et ses petits soucis de multiplexage (fonctionnement de la bulle, feux de détresses inopérants), elle a du mal à faire accepter son tarif"
"D'autant que la quasi-perfection, on sait faire: elle est incarnée par une certaine R1200RT"

Moto journal -  1986 - 26 janvier 2012
RT et K16GT offrent des protections similaires, sauf au niveau des mains et des pieds où la RT prend l'avantage.
Problèmes rencontrés: GPS qui boguent sans arrêt
Défaut commun (RT/K16): lorsqu'on lève la bulle, on sent la pression du vent augmenter dans le dos. En hiver, c'est un désagréable courant d'air froid qui vient vous glacer la nuque.
Sensibilité extrême de la poignées de gaz ride by wire.
Un chant beau, diablement mécanique mais un peu too much sur ce genre de machine malgré un moteur sensationnel.
Elles sont chiantes en ville, les K16, tu n'arrives pas à rouler smooth.
J'ai perdu l'avant deux fois avec la K16, alors que je ne forçais pas (en janvier).
La K16 est capable de prouesses sportives, mais n'égale pas dans ce domaines les anciennes K1300GT, plus affutées.
La K1600GT, c'est une première mouture.

On aime:
- la sonorité du 6
- le contenu technologique global
- le comportement routier sur le sec

On aime pas:
- le manque d'onctuosité (cardan, poignée de gaz et boîte)
- l'air dans le dos avec la bulle haute
- pas aussi facile et rassurante que les flats
- le confort trop sport, pas assez GT